Ce jour-là, je me suis détestée.
Je me souviens de tout.
De la couleur du ciel, de l’odeur stérile de la clinique, de ses yeux — éteints, mais pleins d’une tendresse qui me brisait le cœur.
Je tenais sa patte, comme si ma main pouvait lui transmettre un peu de mon courage.
Mais j’avais peur.
Peur de ce que j’allais faire.
Peur d’être une traîtresse.
Il souffrait. Je le voyais. Chaque mouvement lui coûtait. Il n’aboyait plus. Il ne mangeait plus. Il ne venait plus dormir près de moi.
Mais il restait là. Pour moi, j’en suis sûre.
Comme s’il attendait que je sois prête.
Et ce jour-là… j’ai cru que je l’étais.
J’ai dit oui.
D’une voix tremblante.
D’un cœur fissuré.
Je l’ai senti partir. Littéralement.
Un souffle. Un frisson. Puis le silence.
Un silence qui ne m’a plus quittée.
Les jours qui ont suivi, j’ai douté de tout.
Je regardais son bol, encore en place.
Son panier, vide, comme un tombeau.
Ses poils sur le canapé, restes d’une vie trop courte.
Et cette question qui tournait sans fin dans ma tête :
Avais-je le droit ?
Qui étais-je, moi, pour décider du dernier battement de son cœur ?
Est-ce que j’ai trahi sa confiance ?
Est-ce qu’il aurait tenu encore un jour, une heure, un instant de plus ?
Je me disais que j’aurais dû attendre. Laisser faire la nature. Ne pas jouer à Dieu.
J’attendais un signe. Une lumière. Un rêve.
Mais il n’y avait que le vide.
Et cette foutue culpabilité.
Elle me collait à la peau comme une seconde tristesse.
Elle me murmurait que j’avais échoué. Que je l’avais abandonné au moment où il avait le plus besoin de moi.
Mais un soir, seule, assise sur le sol, une photo est tombée d’un vieux carnet.
Lui. En plein saut. Langue dehors. Le regard vif.
Un bonheur pur, brut, animal.
Et j’ai compris.
Ce chien-là… ce n’était plus lui, ces derniers jours.
Il s’était éteint petit à petit, dans la souffrance et l’ombre.
Et moi, je l’aimais trop pour le laisser mourir à petit feu.
Alors peut-être que non… je ne l’ai pas trahi.
Peut-être que ce n’était pas de la lâcheté, mais du courage.
Le courage de l’aimer jusqu’au bout.
Le courage de le laisser partir, dignement, sans l’égoïsme de le garder pour moi.
Aujourd’hui, je n’ai plus honte.
Je pleure encore, oui.
Je l’aime encore, tellement.
Mais je sais que ce que j’ai fait… c’était un geste d’amour.
Un geste silencieux.
Un cœur qui murmure adieu.
Une main qui libère, alors qu’elle aurait voulu retenir.
Alors à toi, qui lis ces lignes avec les yeux brouillés, je veux te dire ceci :
Tu n’as pas trahi.
Tu as aimé.
Et parfois, aimer, c’est savoir dire stop à la souffrance, même quand ça déchire.
Tu n’es pas seul(e).
Et lui… il sait.
Il sait que tu l’as accompagné jusqu’au bout, comme il t’a accompagné dans tant de moments.
Et quelque part, il te remercie. En silence.
Comme les chiens savent le faire.

J’ai prié tous les soirs pour qu’il s’en aille tout seul la nuit, couché et paisible à côté de moi et j’ai remercié tous les matins parce qu’il était encore en vie à mon réveil 💓 Mon amour, tu me manques tant 💓
Juste MERCI!!
Ma petite Cannelle ; ton absence remplit mon etre tout entier de souffrance ; mes larmes sont pour ce vide , ce manque de toi . J’entend ton aboiement , tes petits pas venant vers moi et sens ton odeur….
Ma petite Cannelle…ton absence remplit mon etre tout entier de souffrance ; mes larmes sont pour ce vide , ce manque de toi….j’entend ton aboiement , tes petits pas venant vers moi ; je sens ton odeur …. le soir , à travers mes pleurs , je me suis fait cette réflexion/:: je préfére souffrir car j’ai eu la chance de vivre avec toi 14,5 années de pur bonheur que de ne pas souffrir parce que je ne t’aurai pas connue….Alors , ma petite Cannelle je te dis merci. Merci de m’avoir choisie. merci de m’aimer. Je t’aime…