On me répète souvent qu’il faut tourner la page.
Parfois avec douceur.
Parfois avec une pointe d’agacement.
Comme si mon chagrin commençait à peser.
Comme si “assez de temps” avait passé.
Comme si aimer trop longtemps un chien disparu était une faute.
Mais ils ignorent…
Ils ignorent ce que c’est de rentrer dans un foyer devenu silencieux.
De ne plus croiser ce regard qui murmurait : « Je t’attendais ».
De ne plus sentir cette paix, cette chaleur douce qu’il apportait rien qu’en étant là.
Il n’était pas “juste un chien”.
Il était mon refuge, mon ancre, mon repère dans la tempête.
Avec lui, je n’avais pas besoin de jouer un rôle.
Je pouvais pleurer, m’effondrer, éclater de rire sans raison.
Et il restait là.
Toujours là.
Alors non, je ne veux pas tourner la page.
Pas maintenant.
Peut-être jamais.
Parce qu’il n’a pas simplement traversé ma vie.
Il en faisait partie.
Et tant que je porterai son souvenir, ce chapitre restera ouvert.
Non pas pour m’y enfermer dans la douleur,
mais pour continuer d’honorer cet amour rare et pur qu’il m’a donné.

Ça fait du bien de lire cela merci pour cette belle pensée
Tosca est une petite cocker de 14 ans…je l’accompagne sur sa fin de vie.
De piqûres en appétit qui diminue…des interactions de moins en moins visibles… bientôt, je vais devoir la laisser partir, ELLE qui m’a consacré sa vie. Ma Fifille, ma Poulette, mon Bébé…un coeur sur pattes.
C’est horrible