Tu l’as aimé jusqu’au bout, jusqu’à son dernier souffle.
Et cette scène te revient encore…
Son regard, ce moment suspendu, la décision que tu as prise.
Tu te demandes si tu as eu raison.
Si tu aurais dû attendre encore un peu.
Si, d’une certaine manière, tu l’as trahi.
Mais seuls ceux qui aiment profondément peuvent douter ainsi.
Ceux qui restent malgré la douleur.
Ceux qui choisissent la tendresse plutôt que l’égoïsme.
Tu ne l’as pas abandonné.
Tu es resté là, à ses côtés, dans l’obscurité.
Tu as vu ce que d’autres préfèrent fuir :
la fatigue dans ses yeux, la souffrance dans ses silences.
Et quand il n’a plus pu parler,
tu as compris ce qu’il ne disait plus.
Alors tu as décidé, le cœur serré, pour lui.
Non, tu ne l’as pas arraché à la vie.
Tu l’as soulagé.
Tu lui as tenu la patte, tu lui as parlé doucement.
Et ton dernier geste, c’était de l’amour.
Un amour immense. Silencieux. Profond.
Ce n’est pas toi qui as mis fin à sa lumière.
C’est la maladie, l’usure du temps, ce corps fatigué.
Toi, tu es resté. Jusqu’à la fin.
Il est parti avec ta voix comme dernière présence,
ta main contre la sienne,
et ton amour comme dernier souffle.
Tu ne l’as pas tué.
Tu l’as libéré.
Et tu l’as aimé assez fort… pour le laisser partir.

On oublie jamais. On y pense toujours .