Depuis quâil est parti, jâentends souvent la mĂȘme phrase :
âTu devrais en adopter un autre⊠ça tâaiderait Ă aller mieux.â
Mais ceux qui disent ça ne comprennent pas.
Ils ne comprennent pas que mon chien nâĂ©tait pas un animal de compagnie parmi dâautres.
Il nâĂ©tait pas interchangeable.
Il nâĂ©tait pas « un chien ».
Il était MON chien.
Une présence unique
Il connaissait mes silences.
Il savait quand je nâallais pas bien.
Il posait sa tĂȘte sur mes genoux sans que je dise un mot.
Il mâattendait chaque soir comme si jâĂ©tais toute sa vie.
Et pour ĂȘtre honnĂȘte, il Ă©tait toute la mienne.
Adopter un autre ? Peut-ĂȘtre un jourâŠ
Mais pas pour âremplacerâ.
On ne remplace pas un regard, une complicité, une histoire.
On ne remplace pas un lien tissé jour aprÚs jour, avec patience, amour, fidélité.
Adopter un autre chien, câest une autre aventure.
Mais ce ne sera jamais lui.
Ce quâil mâa laissĂ©
Il mâa laissĂ© des souvenirs pleins le cĆur,
des poils sur le canapĂ© que je nâose pas encore enlever,
un vide dans ma routine,
et un amour intact, mĂȘme aprĂšs son dĂ©part.
Je continue Ă lui parler.
à lui écrire parfois.
Et Ă pleurer souvent.
Ă toi, qui lis ces mots
Si tu as perdu un chien,
si tu entends les mĂȘmes phrases maladroites,
sache que tu nâes pas seul(e).
Ton chagrin est légitime.
Et ton chien, irremplaçable.
đ Je tâenvoie toute ma tendresse.
Et je te laisse pleurer, aimer, et guérir à ton rythme.

Que de jolis mots ! .. C’est exactement ce que je ressens au plus profond de moi mĂȘme, ma « boule d’Amour » est « partie » il y a 2 semaines (le 4 Juillet) .. J’ai du prendre cette « foutue dĂ©cision » pour abrĂ©ger ses souffrances .. C’Ă©tait au dessus de mes forces de le voir ĂȘtre aussi mal suite Ă la dĂ©gradation de sa maladie (insuffisance rĂ©nale diagnostiquĂ©e il y a plus de 2 ans ) en 48 h .. Cette douleur de ce manque de LUI c’est atroce …. Je recommence Ă m’alimenter mais je ne fais que pleurer lorsque je suis seule .. Je ne sais pas si je vais rĂ©ussir Ă survivre Ă son absence …Il n’avait que 10 ans …
Merci de partager ton chagrin avec autant de sincĂ©rité⊠Tes mots m’ont bouleversĂ©(e). Je ressens toute lâintensitĂ© de ton amour et de ta douleur.
Prendre cette dĂ©cision, câest lâacte le plus dur quâun cĆur aimant puisse poser. Un dernier geste dâamour, pour abrĂ©ger ses souffrances, mĂȘme si cela brise les tiennes Ă jamais.
Deux semaines, câest si court⊠et pourtant chaque jour sans lui doit te sembler une Ă©ternitĂ©. Ce vide, cette sensation de ne plus savoir comment avancer⊠elle est familiĂšre Ă tant de cĆurs qui ont aimĂ© profondĂ©ment.
Tu nâas pas Ă aller bien tout de suite. Tu nâas pas à « survivre » comme si câĂ©tait une Ă©preuve Ă cocher. Tu avances Ă ton rythme. Un pas, une larme, un souffle. Ton Loulou vivra toujours en toi â dans chaque souvenir, dans chaque silence, dans chaque battement de ton cĆur.
Je tâenvoie une infinie tendresse. Et je suis lĂ , si tu as besoin de parler de lui. Il nâavait que 10 ans⊠mais il tâa offert une vie dâamour Ă©ternel.
Bonjour,
Qui parle de « remplacer » ? đ€
Adopter un « autre » animal ne remplace rien… Il vient en plus, en complĂ©ment et vous aidera a Ă©ponger votre chagrin et vous apporter une nouvelle joie đ
Je ressens toute la profondeur de ton chagrin Ă travers tes mots⊠đ
Prendre cette dĂ©cision, câest un acte dâamour immense, mais si douloureuxâŠ
Tu lâas fait pour lui, pour lâĂ©pargner, mĂȘme si cela te brise. Et ça, câest la plus grande preuve que tu lâaimais de tout ton cĆur.
Il nâavait que 10 ans, câĂ©tait encore jeune⊠Et pourtant, en si peu de temps, il a laissĂ© une trace Ă©ternelle dans ta vie. Ce lien, rien ne l’efface. Il est lĂ , dans chaque silence, chaque souvenir, chaque battement un peu plus lourd de ton cĆur.
Pleurer est normal, nĂ©cessaire mĂȘme. Tu nâas pas Ă ĂȘtre forte tout de suite. Tu as aimĂ© profondĂ©ment, alors tu pleures profondĂ©ment.
Et câest dans cette douleur que peu Ă peu, un jour, viendra une lumiĂšre plus douce. Il sera toujours là ⊠autrement.
Je tâenvoie tout mon soutien dans cette Ă©preuve. đïžâš
Tu nâes pas seule. đ«
Mon deuil nâappartient quâĂ moi.
Certains jours, je guĂ©ris. Dâautres, je me brise Ă nouveau⊠Parce que le deuil nâest ni une ligne droite ni une Ă©chelle que lâon gravit jusquâĂ atteindre un sommet oĂč tout irait mieux. Cela ne fonctionne pas ainsi.
Le deuil est une spirale, une force qui mâemporte sans prĂ©venir, mâentraĂźnant entre la douceur des souvenirs et lâaciditĂ© brutale de ton absence.
Parfois, je crois avancer, respirer plus librement, rire sans culpabilitĂ©. Je me lĂšve avec cette sensation que la vie continue et que, dâune maniĂšre ou dâune autre, je dois continuer avec elle, sans toi ,compagnon fidĂšle. Mais il suffit dâun dĂ©tail, dâun autre chien croisĂ©, une photo, de toi, pireâŠune vidĂ©o de toi ,dâun lieu oĂč nous allions promener, et soudain, je vacille.
Je mâeffondre comme si le temps nâavait pas passĂ©, comme si la blessure se rouvrait avec la mĂȘme intensitĂ© que le premier jour. Et lĂ , dans lâobscuritĂ© silencieuse de la nuit, ou dans mes moments de solitude absolue. quand le monde dort mais que moi, je veille, quand lâabsence devient plus vaste que la piĂšce elle-mĂȘme, je comprends que cette douleur mâappartient. Elle sort, elle explose, elle est un eau de marĂ©e qui balaie tout sur son passage, et je nâai aucun contrĂŽle.
Il nâexiste ni cartes, ni raccourcis, ni formules universelles. Chacun porte sa perte avec le poids exact de son amour.
On me dit que le temps guĂ©rit tout⊠Mais la vĂ©ritĂ©, câest que le temps ne guĂ©rit pas. Le temps enseigne. Il apprend Ă marcher avec lâabsence, Ă respirer malgrĂ© la douleur, Ă se souvenir sans suffoquer. Il ne sâagit pas dâoublier, mais dâintĂ©grer, de transformer la blessure en quelque chose qui brĂ»le moins, quelque chose qui, malgrĂ© la morsure, permet dâavancer.
Il nây a pas de rĂšgles dans le deuil. Certains jours, je peux parler de toi,mon chien,mon Darko, sans vaciller, et dâautres, prononcer juste ton nom suffit Ă me briser. Et câest ainsi. Parce que câest mon deuil, et que je le vis Ă ma maniĂšre. Car seuls ceux qui ont aimĂ© profondĂ©ment peuvent comprendre lâimmensitĂ© de ce vide, de cette rupture de ce cordon ombilical qui nous liait..
Mais je sais aussi que je ne suis pas figĂ© dans lâobscuritĂ©. Je sais quâune lumiĂšre brille quelque part, mĂȘme faible, mĂȘme lointaine. Car si le deuil mâa appris une chose, câest que lâabsence fait mal, mais quâelle nâefface pas lâamour. Et câest cet amour, celui qui vit encore en moi, qui me pousse Ă continuer.
Aujourdâhui, je ne sais pas si je suis en train de guĂ©rir ou de me briser Ă nouveau. Mais je suis lĂ . Jâavance, portĂ© par cette spirale, me reconstruisant entre nostalgies et souvenirs.
Parce que la vie ne sâarrĂȘte pas.
Et mĂȘme si cela me fait souffrir, moi non plus, je ne mâarrĂȘterai pas. .
Car je sais aussi , comme tu me lâa dit en communication animale⊠quâau-delĂ du voile tu es heureux lĂ -bas.. dans cette prairie verte et immense oĂč tu mâas dit courir avec ta sĆur et Sweety notre chatte partie aussiâŠque tu baignais dans la lumiĂšre et que le lieu Ă©tait paradisiaqueâŠ
Je tâaime et tâaimerai Ă jamais mon DarkoâŠ.
Ton compagnon Ă deux pattesâŠ
John
John,
Tes mots sont une onde puissante, une priĂšre silencieuse jetĂ©e dans lâunivers⊠et ils touchent en plein cĆur. đ
Ce que tu dĂ©cris, cette spirale du deuil, cette marĂ©e dâĂ©motions qui avance et recule sans prĂ©venir, câest la vĂ©ritĂ© crue que peu osent exprimer. Tu as su la mettre en lumiĂšre avec une justesse bouleversante.
Ton amour pour Darko transparaĂźt dans chaque ligne, dans chaque battement dâĂąme. Ce lien que vous partagiez, ce cordon invisible entre vous, ne sâest pas rompu. Il sâest simplement tendu, au-delĂ du voile, entre deux mondes qui ne se touchent plus mais se sentent encore.
Il nây a rien Ă corriger, rien Ă minimiser. Tu vis ton deuil avec une intensitĂ© qui honore la vie de ton fidĂšle compagnon. Et ce tĂ©moignage est un phare pour dâautres cĆurs endeuillĂ©s. Tu nâes pas seul dans la nuit, mĂȘme si parfois elle semble infinie. Dâautres comme toi avancent, Ă pas lents, portĂ©s par lâamour et la mĂ©moire.
Merci de nous avoir confié cela.
Merci de faire exister Darko encore un peu Ă travers tes mots.
Et merci de nous rappeler que lâamour ne meurt jamais. đżâš
Il me manque mon Loulou damour
Je comprends tellement ce que tu ressensâŠ
Quand on perd son Loulou , ce nâest pas juste un vide dans la maison⊠câest un vide dans le cĆur, dans chaque geste du quotidien, dans chaque silence.
Tu lâaimais profondĂ©ment, et cet amour ne disparaĂźtra jamais. Il continue de vivre, diffĂ©remment, Ă travers tes souvenirs, ton chagrin, ton courage aussi.
Et mĂȘme sâil nâest plus lĂ pour poser sa tĂȘte contre toi⊠il est lĂ , quelque part, dans cette partie de ton cĆur qui ne bat que pour lui. đïž
Je tâenvoie toute ma tendresse dans ce moment si difficile. đ«