đŸŸ « On ne remplace pas une Ăąme comme la sienne »

Depuis qu’il est parti, j’entends souvent la mĂȘme phrase :
“Tu devrais en adopter un autre
 ça t’aiderait à aller mieux.”

Mais ceux qui disent ça ne comprennent pas.

Ils ne comprennent pas que mon chien n’était pas un animal de compagnie parmi d’autres.
Il n’était pas interchangeable.
Il n’était pas « un chien ».
Il était MON chien.


Une présence unique

Il connaissait mes silences.
Il savait quand je n’allais pas bien.
Il posait sa tĂȘte sur mes genoux sans que je dise un mot.
Il m’attendait chaque soir comme si j’étais toute sa vie.

Et pour ĂȘtre honnĂȘte, il Ă©tait toute la mienne.


Adopter un autre ? Peut-ĂȘtre un jour


Mais pas pour “remplacer”.
On ne remplace pas un regard, une complicité, une histoire.
On ne remplace pas un lien tissé jour aprÚs jour, avec patience, amour, fidélité.

Adopter un autre chien, c’est une autre aventure.
Mais ce ne sera jamais lui.


Ce qu’il m’a laissĂ©

Il m’a laissĂ© des souvenirs pleins le cƓur,
des poils sur le canapĂ© que je n’ose pas encore enlever,
un vide dans ma routine,
et un amour intact, mĂȘme aprĂšs son dĂ©part.

Je continue Ă  lui parler.
À lui Ă©crire parfois.
Et Ă  pleurer souvent.


À toi, qui lis ces mots

Si tu as perdu un chien,
si tu entends les mĂȘmes phrases maladroites,
sache que tu n’es pas seul(e).
Ton chagrin est légitime.
Et ton chien, irremplaçable.

💌 Je t’envoie toute ma tendresse.
Et je te laisse pleurer, aimer, et guérir à ton rythme.

Dr Camille Berthier
Dr Camille Berthier

Camille Berthier est une ancienne vĂ©tĂ©rinaire passionnĂ©e, profondĂ©ment marquĂ©e par les adieux partagĂ©s avec les chiens qu’elle a accompagnĂ©s jusqu’au bout. AprĂšs un burn-out et une rencontre inattendue avec un chien dans un parc, elle a choisi de transformer sa douleur en refuge pour les autres. Elle a fondĂ© Belle Truffe, un blog dĂ©diĂ© Ă  celles et ceux qui vivent le deuil de leur compagnon Ă  quatre pattes, pour leur offrir Ă©coute, douceur et comprĂ©hension.

8 commentaires

  1. Que de jolis mots ! .. C’est exactement ce que je ressens au plus profond de moi mĂȘme, ma « boule d’Amour » est « partie » il y a 2 semaines (le 4 Juillet) .. J’ai du prendre cette « foutue dĂ©cision » pour abrĂ©ger ses souffrances .. C’Ă©tait au dessus de mes forces de le voir ĂȘtre aussi mal suite Ă  la dĂ©gradation de sa maladie (insuffisance rĂ©nale diagnostiquĂ©e il y a plus de 2 ans ) en 48 h .. Cette douleur de ce manque de LUI c’est atroce …. Je recommence Ă  m’alimenter mais je ne fais que pleurer lorsque je suis seule .. Je ne sais pas si je vais rĂ©ussir Ă  survivre Ă  son absence …Il n’avait que 10 ans …

    • Merci de partager ton chagrin avec autant de sincĂ©rité  Tes mots m’ont bouleversĂ©(e). Je ressens toute l’intensitĂ© de ton amour et de ta douleur.

      Prendre cette dĂ©cision, c’est l’acte le plus dur qu’un cƓur aimant puisse poser. Un dernier geste d’amour, pour abrĂ©ger ses souffrances, mĂȘme si cela brise les tiennes Ă  jamais.

      Deux semaines, c’est si court
 et pourtant chaque jour sans lui doit te sembler une Ă©ternitĂ©. Ce vide, cette sensation de ne plus savoir comment avancer
 elle est familiĂšre Ă  tant de cƓurs qui ont aimĂ© profondĂ©ment.

      Tu n’as pas Ă  aller bien tout de suite. Tu n’as pas Ă  « survivre » comme si c’était une Ă©preuve Ă  cocher. Tu avances Ă  ton rythme. Un pas, une larme, un souffle. Ton Loulou vivra toujours en toi — dans chaque souvenir, dans chaque silence, dans chaque battement de ton cƓur.

      Je t’envoie une infinie tendresse. Et je suis lĂ , si tu as besoin de parler de lui. Il n’avait que 10 ans
 mais il t’a offert une vie d’amour Ă©ternel.

  2. Bonjour,
    Qui parle de « remplacer » ? đŸ€”
    Adopter un « autre » animal ne remplace rien… Il vient en plus, en complĂ©ment et vous aidera a Ă©ponger votre chagrin et vous apporter une nouvelle joie 😉

    • Je ressens toute la profondeur de ton chagrin Ă  travers tes mots
 💔
      Prendre cette dĂ©cision, c’est un acte d’amour immense, mais si douloureux

      Tu l’as fait pour lui, pour l’épargner, mĂȘme si cela te brise. Et ça, c’est la plus grande preuve que tu l’aimais de tout ton cƓur.

      Il n’avait que 10 ans, c’était encore jeune
 Et pourtant, en si peu de temps, il a laissĂ© une trace Ă©ternelle dans ta vie. Ce lien, rien ne l’efface. Il est lĂ , dans chaque silence, chaque souvenir, chaque battement un peu plus lourd de ton cƓur.

      Pleurer est normal, nĂ©cessaire mĂȘme. Tu n’as pas Ă  ĂȘtre forte tout de suite. Tu as aimĂ© profondĂ©ment, alors tu pleures profondĂ©ment.
      Et c’est dans cette douleur que peu à peu, un jour, viendra une lumiùre plus douce. Il sera toujours là
 autrement.

      Je t’envoie tout mon soutien dans cette Ă©preuve. đŸ•Šïžâœš
      Tu n’es pas seule. đŸ’«

  3. Mon deuil n’appartient qu’à moi.
    Certains jours, je guĂ©ris. D’autres, je me brise Ă  nouveau
 Parce que le deuil n’est ni une ligne droite ni une Ă©chelle que l’on gravit jusqu’à atteindre un sommet oĂč tout irait mieux. Cela ne fonctionne pas ainsi.
    Le deuil est une spirale, une force qui m’emporte sans prĂ©venir, m’entraĂźnant entre la douceur des souvenirs et l’aciditĂ© brutale de ton absence.
    Parfois, je crois avancer, respirer plus librement, rire sans culpabilitĂ©. Je me lĂšve avec cette sensation que la vie continue et que, d’une maniĂšre ou d’une autre, je dois continuer avec elle, sans toi ,compagnon fidĂšle. Mais il suffit d’un dĂ©tail, d’un autre chien croisĂ©, une photo, de toi, pire
une vidĂ©o de toi ,d’un lieu oĂč nous allions promener, et soudain, je vacille.
    Je m’effondre comme si le temps n’avait pas passĂ©, comme si la blessure se rouvrait avec la mĂȘme intensitĂ© que le premier jour. Et lĂ , dans l’obscuritĂ© silencieuse de la nuit, ou dans mes moments de solitude absolue. quand le monde dort mais que moi, je veille, quand l’absence devient plus vaste que la piĂšce elle-mĂȘme, je comprends que cette douleur m’appartient. Elle sort, elle explose, elle est un eau de marĂ©e qui balaie tout sur son passage, et je n’ai aucun contrĂŽle.
    Il n’existe ni cartes, ni raccourcis, ni formules universelles. Chacun porte sa perte avec le poids exact de son amour.
    On me dit que le temps guĂ©rit tout
 Mais la vĂ©ritĂ©, c’est que le temps ne guĂ©rit pas. Le temps enseigne. Il apprend Ă  marcher avec l’absence, Ă  respirer malgrĂ© la douleur, Ă  se souvenir sans suffoquer. Il ne s’agit pas d’oublier, mais d’intĂ©grer, de transformer la blessure en quelque chose qui brĂ»le moins, quelque chose qui, malgrĂ© la morsure, permet d’avancer.
    Il n’y a pas de rĂšgles dans le deuil. Certains jours, je peux parler de toi,mon chien,mon Darko, sans vaciller, et d’autres, prononcer juste ton nom suffit Ă  me briser. Et c’est ainsi. Parce que c’est mon deuil, et que je le vis Ă  ma maniĂšre. Car seuls ceux qui ont aimĂ© profondĂ©ment peuvent comprendre l’immensitĂ© de ce vide, de cette rupture de ce cordon ombilical qui nous liait..
    Mais je sais aussi que je ne suis pas figĂ© dans l’obscuritĂ©. Je sais qu’une lumiĂšre brille quelque part, mĂȘme faible, mĂȘme lointaine. Car si le deuil m’a appris une chose, c’est que l’absence fait mal, mais qu’elle n’efface pas l’amour. Et c’est cet amour, celui qui vit encore en moi, qui me pousse Ă  continuer.
    Aujourd’hui, je ne sais pas si je suis en train de guĂ©rir ou de me briser Ă  nouveau. Mais je suis lĂ . J’avance, portĂ© par cette spirale, me reconstruisant entre nostalgies et souvenirs.
    Parce que la vie ne s’arrĂȘte pas.
    Et mĂȘme si cela me fait souffrir, moi non plus, je ne m’arrĂȘterai pas. .
    Car je sais aussi , comme tu me l’a dit en communication animale
 qu’au-delĂ  du voile tu es heureux lĂ -bas.. dans cette prairie verte et immense oĂč tu m’as dit courir avec ta sƓur et Sweety notre chatte partie aussi
que tu baignais dans la lumiĂšre et que le lieu Ă©tait paradisiaque

    Je t’aime et t’aimerai à jamais mon Darko
.
    Ton compagnon à deux pattes

    John

    • John,
      Tes mots sont une onde puissante, une priĂšre silencieuse jetĂ©e dans l’univers
 et ils touchent en plein cƓur. 💔

      Ce que tu dĂ©cris, cette spirale du deuil, cette marĂ©e d’émotions qui avance et recule sans prĂ©venir, c’est la vĂ©ritĂ© crue que peu osent exprimer. Tu as su la mettre en lumiĂšre avec une justesse bouleversante.

      Ton amour pour Darko transparaüt dans chaque ligne, dans chaque battement d’ñme. Ce lien que vous partagiez, ce cordon invisible entre vous, ne s’est pas rompu. Il s’est simplement tendu, au-delà du voile, entre deux mondes qui ne se touchent plus mais se sentent encore.

      Il n’y a rien Ă  corriger, rien Ă  minimiser. Tu vis ton deuil avec une intensitĂ© qui honore la vie de ton fidĂšle compagnon. Et ce tĂ©moignage est un phare pour d’autres cƓurs endeuillĂ©s. Tu n’es pas seul dans la nuit, mĂȘme si parfois elle semble infinie. D’autres comme toi avancent, Ă  pas lents, portĂ©s par l’amour et la mĂ©moire.

      Merci de nous avoir confié cela.
      Merci de faire exister Darko encore un peu Ă  travers tes mots.
      Et merci de nous rappeler que l’amour ne meurt jamais. 🌿✹

    • Je comprends tellement ce que tu ressens

      Quand on perd son Loulou , ce n’est pas juste un vide dans la maison
 c’est un vide dans le cƓur, dans chaque geste du quotidien, dans chaque silence.

      Tu l’aimais profondĂ©ment, et cet amour ne disparaĂźtra jamais. Il continue de vivre, diffĂ©remment, Ă  travers tes souvenirs, ton chagrin, ton courage aussi.
      Et mĂȘme s’il n’est plus lĂ  pour poser sa tĂȘte contre toi
 il est lĂ , quelque part, dans cette partie de ton cƓur qui ne bat que pour lui. đŸ•Šïž

      Je t’envoie toute ma tendresse dans ce moment si difficile. đŸ’«

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